Abstract
La lecture des textes en tzeltal fait apparaitre un phénomène remarquable, qui est l'absence presque totale de formes spécifiques de futur. Cette particularité ne provient pas seulement du fait que nombre de textes résultent d'enquêtes sur la tradition et que bien des narrations sont des récits concernant le passé, car l'échange quotidien présente le même trait. Elle tient également à la structure des langues mayas qui, dans la caractérisation du procès, accordent à l'expression de l'aspect et du mode la prééminence sur celle du temps. Corrélativement à l'absence d'un morphéme clairement spécifique de futur, Pexpression du futur se fait au moyen d'un grand nombre de formes, le plus souvent périphrastiques. C'est à cet aspect grammatical, á sa signification et à sa relation avec les représentations que s'attachent ces notes, qui sont plus expression d'un programme de recherche collective en cours que la présentation de résultats.
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