Résumé
La recherche sur le contact de langues (ou contact linguistics) est longtemps restée à la périphérie des études linguistiques qui s’intéressaient principalement à la compétence et à la grammaire monolingue des sujets parlants poussées en cela par des idéologies nationales qui reconnaissaient sur leur territoire l’existence de langues et de cultures séparées dans lesquelles des systèmes linguistiques indépendants n’avaient aucune influence les uns sur les autres. Les premiers travaux sur le contact se sont majoritairement portés sur des situations de contact historiques – en diachronie – ou sur des situations stables et diglossiques (Weinreich, 1953). L’intérêt des uns était de trouver une explication aux anomalies typologiques ou généalogiques que l’on avait pu remarquer, tandis que les autres s’intéressaient à l’évolution de la structure d’une langue en contact : quel domaine de la langue était influencé, comment, quelles étaient les conséquences pour l’intégrité du système de cette langue etc. Les typologies de phénomènes observés et la méthodologie de base mise en place par ces travaux sont utilisées jusqu’à présent dans les recherches sur le contact. Basées sur des principes linguistiques, ces dernières s’intéressent à expliquer des faits linguistiques et, bien que l’importance des faits sociaux soit reconnue, ces derniers ne sont que partiellement mobilisés dans les explications fournies. Cela peut être lié à la difficulté d’obtention de données sociales – en particulier dans les situations anciennes où seule une démarche historique est alors envisageable. Cependant, s’il est possible d’expliquer des situations de contact anciennes sur la base d’une faible connaissance sociale, il est beaucoup plus difficile d’en faire autant pour les situations de contact actuelles où l’accent est mis sur les processus donnant lieu au contact.
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