Abstract
Dans les images évoquées par l’opposition « micro/macro » et auxquelles on fait appel dans les débats pour mettre en regard les deux démarches, ou pour défendre l’une plutôt que l’autre, on peut presque toujours déceler la connotation d’une irréductibilité d’échelle. L’approche micro-analytique est supposée renvoyer inévitablement à des espaces et à des mécanismes sociaux qui se situent à l’échelle de la réalité même, comme dans la célèbre fiction de Borges. Le « macro » est perçu, en revanche, comme le niveau de la globalité, de la généralité -au moins le 1 : 250 000 des cartographies régionales, voire le 1 : 500 000 de la carte nationale ou même le 1 : 2 000 000 de la carte du continent. Dans ce cadre, le débat se développe sur deux fronts. Il porte d’une part sur les capacités de généralisation ou de spécification propres à l’une ou à l’autre aproche ; d’autre part, sur la nature différente des phénomènes sociaux que chaque niveau d’échelle est supposé apte à faire ressortir. Bernard Lepetit, dans ce même volume, se situe à l’intérieur de ce débat en développant les implications liées à cette opposition de base.
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