Résumé
Après 1789, l’histoire de l’État-nation moderne devient l’hístoire —entre beaucoup d’autres choses— de la construction de liens d’une densité et d’une importance sans précédent entre l’État et les gouvernés. De la juridiction fragmentée, des souverainetés partagées, des loyautés multiples aux corps intermédiaires qui caractérisaient la vie politique complexe de l’“Ancien Régime” allaient surgir l’“État” et la “Nation” modernes. Le vassal de tel seigneur, le sujet du roi, le noble, l’ecclésiastique, le villageois de telle province, le confrère, le membre d’un métier allaient laisser place aux “citoyens de la nation”. Comme tels, ils seraient soumis à une législation uniforme et obligés d’assurer la bonne marche et la sécurité de leur “patrie”. Parallelement, et non sans beaucoup de marchandages, l’État allait cesser d’être le patrimoine d’une famille royale, d’un lignage. Indépendamment du système de gouvernement, l’idée s’imposerait que la souveraineté résidait essentiellement dans la nation. En conséquence, l’État devait émaner de celle-ci et être le reflet de la “volonté nationale”.
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